
Dernière mise à jour: le 17 mai 2008 à 19h42 (temps UTC) - powered by planet
I've been in the Free Software community for years now. I wrote countless documentation, articles, I translated a lot of stuffs, I did a lot of beta testing/bug reporting/bug triaging, including for a secret project called "no-name-yet", wich later became... Ubuntu. Sometimes, I wrote a quick trivial patch or I play with the code of something. But now that you ask, I must admit that there's no non-trivial code I wrote in Ubuntu. I've no problem with that : a lot of developpers are so bright and talented that I can't really compete. I contribute with my own weaponry : promoting, writing books, doing conferences.
Anyway, better late than never. I'm proud to say that Hardy Heron will include an obscure but non-trival patch from me : you will be able to stop the background music in gweled (bug #90499). The five people in the world that play Gweled know that it's a huge improvement !
Gweled is a nice little game written for the GNOME Desktop.
Exactly one year ago, I was in Mexico. After a day of hacking, I wanted to play a little game and I choosed Gweled. Don't ask me why. I liked the game a lot, it was short, simple, funny. But there was a very annoying background music. As upstream development was stopped, I decided to report the bug in Launchpad. It was already reported so I just had to wait for a fix. I waited nearly 10 minutes then I decided to give it a try myself. It was 23PM.
I discovered that the code was a huge mess. The music player was completely tight to the main function which is ugly. I refactorized this part to put all the music related stuff in one class. I launched glade to add a preference. At 4AM, I had a patch but it was crashing a lot. I gave up.
I woke up after a few hours of sleep and immediatly started hacking (well, I took the time to eat a few tortillas). At 12AM, I had my final patch who was working fine. Crashes were due to an existing race condition between threads. Before my patch, this bug occured very rarely but now it was way to frequent. So I solved that too. And I had a perfect Gweled game. Because I had no experience with patches outside a SVN repository, my patch was borked and I forgot about that bug (I was not playing Gweled anymore anyway).
A few months ago, I discovered that Daniel Holbach published a list of bugs we should really fix in Ubuntu. And guess what... The Gweled was in. Hmmm... Time for some action.
I took the time to do things properly and thank to the support of RainCT, the patch is now commited. So when you will install Hardy Heron, apt-get install gweled and click/unclick several times the "Play background music" checkbox. This little checkbox is dedicated to all the geeks of LinuxCabal in Guadalajara !
Oh and, by the way, do you remember my post about storing preferences in hidden folder ? I did a Gnome Goal proposal for it and I, of course, patched gweled to follow the FreeDesktop.org specification. If you agree, vote to support this idea in Brainstorm.
Of course, I'm a bit GNOME/Ubuntu centric but I really believe that this specification should be implemented everywhere so report the idea to your prefered distribution/desktop/application. There's already a tracker bug for GNOME but it should be the same everywhere.
P.S. : Don't be afraid, I will not post each time I write 10 lines of code. I just wanted to mark my first noticable contribution that I remember (although I think I was cited one or two times in some Debian changelog). I was not sure if I should write this post or make the guy used to that sort of things. Finally, I took the excuse that writing this post might perhaps encourage others to contribute but it was just to expose my proudness ! I'm weak. Ma ! Look, I'm commiting stuff, I'm Jeff Waugh !
par Ploum, le 7 avril 2008 à 22h06
(Kevin) Moman, j'ai fait un tache sur mon pull favori en jouant avec l'aut' tache à tache-tache.
(Maman) Oh ben oh lala, c'est une sacrée tache. Je vais de suite me mettre à la tâche.
(Kevin) Pasque j'y suis attaché à ce pull moman.
(Maman) Ne t'inquiète pas, j'attache beaucoup d'importance à cette tâche.
(SuperPloum) Marre de frotter ? Marre d'être attaché aux taches ? Libérez de vos attaches grâce au Document Freedom Day !
(les deux autres, en choeur) Oooooooh ! Merci SuperPloum !
Non mais sérieux, c'est quoi cette mode ? Aujourd'hui, plus moyen de recevoir un mail sans attachement. Je sais que l'humanité apprécie énormément se compliquer la vie le plus possible[1] mais sérieux, envoyer des mails vides avec le contenu en attachement ça vous fait pas un petit ding ding[2] dans le cerveau ? Voire le mail qui contient uniquement un message laconique genre "Le message est dans la pièce jointe" ?
Bon, je le dis tout de suite : les attachements, c'est mal. Voilà. Vous étiez jeunes, innocents, vous pouviez pas savoir. Maintenant, à partir de cette phrase, vous portez l'énorme responsabilité de ces milliers d'attachements utilisés une fois et abandonnés sur le bord de l'autoroute pour les départs en vacances.
Pourquoi tant de haine ? Pour plein de raisons, toutes aussi valables les unes que les autres. Tout d'abord, l'efficacité. Un message est direct ouvert, visible. Ouvrir l'attachement prend du temps. Pas grand chose, quelques secondes de plus. Mais quand on a des centaines de mails, ça devient vraiment impossible à gérer. De plus, lorsque vous envoyez un message avec le contenu "Réunion à 19h", il est très facile de faire une recherche rapide sur le mot "réunion" pour retrouver tous les mails parlant de réunion. Le message est attaché ? Pas de bol, la recherche marche plus.
Puis bon, le mail est tellement facile pour écrire des messages, pourquoi vouloir absolument se compliquer la tâche ? Les attaches, ça fait tache !
Un autre point extrêmement important est que, en envoyant un fichier attaché, vous pensez implicitement que la personne en face de vous pourra l'ouvrir. Hors c'est de moins en moins le cas. Il n'est pas rare de lire ses mails depuis un ordinateur de poche, une borne internet rudimentaire, un GSM, un PDA, un blackberry, ce que vous voulez. C'est ça qui fait la force et la richesse de l'email. En envoyant des pièces jointes, vous brisez toute l'utilité de l'email et c'est bien dommage.
Je remarque également que la majorité des attachements sont dans des formats propriétaires. Cela signifie qu'officiellement, seule une unique société à le pouvoir de décrypter ces documents. L'exemple le plus frappant est le tristement célèbre .doc. En pratique, OpenOffice.org et Abiword arrivent à les lire mais ce n'est pas grâce à Microsoft. En envoyant des documents .doc, vous admettez implicitement que votre correspondant utilise forcément la suite bureautique Microsoft Office sur l'ordinateur utilisé pour lire les emails. Vous avez déjà essayez Word sur un GSM vous ?
Ce 26 mars est justement le Document Freedom Day, une journée consacrée à expliquer les problèmes des formats propriétaires. Du coup, vous n'échapperez pas à mon blabla, vous vous en doutez un peu. J'en vois un au fond qui essaye de lire un Pif magazine en cachette. Ça t'intéresse pas ? Dis le tout de suite hein ! Viens t'asseoir devant moi. Voilà. On continue.
Faut pas déconner non plus, les attachements c'est bien pratique. Premièrement, lors d'un échange concerté, il est évident que vous pouvez attacher ce que vous voulez. Par contre, si vous envoyez un message de votre propre chef, vous devez vous poser plusieurs questions. A fortiori si vous envoyez le message à plusieurs personnes.
Tout d'abord : est-ce que le sujet du mail exprime bien le mail. Est-ce que le message contient tout ce qui doit être dit. Dans 99% des cas, plus besoin d'attachement.
Si vous voulez faire un beau message avec des couleurs, tapez vous trois fois le clavier sur la tête en vous demandant : "est-ce vraiment nécessaire ?" Dans la majorité des cas, la réponse est "non". Une information pertinent n'a généralement rien à faire d'icônes clignotantes et de rouge partout. Bon, une invitation ou un faire part, ça peut être sympa par contre.
La plupart des clients mail vous permettent de mettre des couleurs, des images en utilisant l'option d'envoi au format HTML. La beauté de cette méthode est que même sur les ordinateurs les plus frustres en noir et blanc sur un écran de la taille d'un timbre, le contenu du texte pourra être affiché. Les couleurs et les images seront perdues mais le texte sera toujours là et c'est le plus important.
Il existe aussi des formats qui sont complètement standards et fonctionnent à priori partout. Vous pouvez donc sans crainte envoyer des images au format .jpg ou .png. (mais par pitié, ne les mettez pas dans un .zip. Le jpg et le png sont déjà compressés, vous ne gagnerez rien, au contraire).
Vous voulez vraiment envoyer un long rapport, un texte à la mise en page chiadée ? Alors voici le PDF, qui sert justement à ça. Dans OpenOffice, il vous suffit d'exporter au format PDF. Le gros avantage du PDF est que le document apparaîtra chez vos correspondants tel que vous le voyez vous-même. Ce n'est *jamais* le cas d'un document .doc qui a toujours un retour à la ligne qui saute, une fonte qui est pas installée. De plus, la toute grande majorité des ordinateurs, même les téléphones portables, peuvent lire le PDF et le Jpg.
Résumons : le mail simple répond à 80% des besoins. Un jpg ou un pdf répond à 19,9% de ce qui reste. Bien entendu y'a des cas limites mais si déjà on se simplifiait la vie dans les cas standards, ce serait pas mal.
Vous voulez vraiment m'envoyer un document qui ne peut pas tenir dans un email. Vous voulez également que je modifie ce document. Bon, admettons. Et bien, pourquoi ne pas utiliser un format ouvert, normalisé et reconnu comme standard ISO ? Une bonne idée non ? Et bien c'est justement le format OpenDocument. Au lieu d'un .doc, vous m'enverrez un .odt, un .odp à la place d'un .ppt et un .odc à la place d'un .sxc. Le format OpenDocument est supporté par OpenOffice (que vous devriez installer de toute urgence), par Abiword, par KOffice, par Lotus Symphony d'IBM. Même Microsoft Office le support si vous installer le plugin.
Mais cela ne vous dispense pas, et c'est une règle valable pour tous les types d'attachement sans exception, de dire dans le corps du mail le contenu de l'attachement et de dire pourquoi vous me l'envoyez.
Je sais, je sais. Vous êtes en train de vous dire : "Encore en train de râler. Mais je m'en fous moi de ces trucs. J'y connais rien à l'informatique, ça m'intéresse pas !".
Effectivement. Mais ici, il s'agit d'une question de respect. Tout le monde n'a pas un ordinateur dernier cri avec les derniers outils Microsoft, tout le monde n'a pas une connexion Internet rapide et illimitée. Pour beaucoup, votre email sera le centième de la journée. Respecter certaines règles n'est pas de l'informatique, il s'agit de la courtoisie la plus élémentaire.
Personnellement, l'automobile ne m'intéresse pas du tout. Je ne sais pas comment ça fonctionne et je ne veux pas le savoir. Pourtant, j'ai dû malgré tout apprendre le code de la route. En informatique, c'est pareil. Le fait d'être derrière un écran ne vous dispense pas d'un minimum de politesse. Ne pas écrire en majuscules, ne pas mettre des pièces jointes de n'importe quel format et n'importe quelle taille, ne pas dire LE MOT toute les phrase, prendre garde à respecter un minimum l'orthographe[3]. Et si on vous fait une remarque à ce sujet et que vous vous sentez insulté, dîtes vous que vous avez probablement été irrespectueux le premier. Bah, on apprend de ses erreurs et au moins vous savez que vous ne recommencerez plus.
(SuperPloum)Et si je vous reprends vot' paquet de formats ouverts et qu'à la place je vous donne deux paquets où y'a rien d'écrit ?
(Maman) Ah ben non alors hein non je garde les formats ouverts hein oh non alors hein !
[1] J'essaye d'acheter une assurance, je sais de quoi je cause
[2] ceux qui ont tourné la page gagne 10 points, merci Clochette
[3] J'ai dit un minimum hein. Je parie que ce billet est plein de fautes
par Ploum, le 26 mars 2008 à 18h45
Les grèves sauvages à répétition, les retards et le gros qui pue sur la banquette ont définitivement eu raison de vos vagues relents écologistes. Vous avez donc logiquement abandonné votre tentative d'utiliser les transports en commun pour retrouver la solitude misanthropique de votre machine à transformer du pétrole (plus cher à la calorie que de brûler directement les billets de banque) en redoutable gaz carbonique (qui est, depuis Al Gore, pire que l'acide sulfurique et l'uranium appauvri).
Réjouissez-vous ! Vous n'êtes pas le seul à bien aimer l'écologie en théorie mais à vous ruer sur le salon de l'auto comme des gardes d'aéroport sur une lime à ongles. Chaque jour vous êtes donc à présent certain de côtoyer vos condisciples sur les autoroutes à destination de votre lieu de travail. Votre puissant bolide dont la valeur de la cylindrée vous a donné une érection[1] chez votre concessionnaire vous permettra à présent de progresser centimètre par centimètre vers une tasse de café machine et un écran blafard tout en travaillant activement au développement de votre ulcère.
[1] où réaction de même accabit pour les êtres ne disposant pas d'organe érectile mais il fallait bien la placer. Un article sur l'automobile sans connotation sexuelle n'est pas un article lié à l'automobile.
Vous voilà à présent complètement bloqué. La radio alterne entre publicités pour les assurances auto et info trafic vous informant de la présence de bouchons sur l'autoroute entre deux accidents. Toutes les heures, un bulletin météo vous annonce également qu'il pleut. C'était donc ça ! Qu'auriez-vous fait sans la radio, franchement ?
Comment sortir de cet embouteillage monstrueux ? Comment arriver à l'heure à la réunion avec M. Durand ? Comment ne pas faire un infarctus dans les 10 minutes ? Il existe pourtant une solution à tous vos problèmes : le klaxon.
Vous ne vous êtes jamais posé la question ? Dans le code de la route, on apprend qu'il est interdit d'utiliser le klaxon sauf alerte nucléaire dernier niveau dans un site de type Seveso, et encore, faut une autorisation écrite en 3 exemplaires signée par le président du Bengladesh. Pourtant, le klaxon est l'élément le plus facile à atteindre de tout le véhicule. Ergonomiquement, sa disposition est une véritable incitation à l'utilisation. La raison en est bien simple : le klaxon solutionne tous vos problèmes !
Vous aussi faîtes comme tout conducteur qui se respecte : un problème ? Un tracas ? Et si je klaxonnais ?
Vous êtes en retard et le type devant vous ne dépasse qu'à peine la limite de vitesse autorisée ? Klaxonnez ! Vous êtes à un feu rouge ? Klaxonnez ! Un type avec un képi bleu fait des signes étranges au milieu de la chaussée ? Klaxonnez ! Vous n'avez pas d'ouvre porte de garage automatique mais vous êtes marié ? Klaxonnez ! Vous voyez, ça marche !
Plus fort encore : Vous êtes dans un bouchon quotidien de 10 bornes. Les voitures sont pare-choc contre pare-choc. Mais pourquoi cela n'avance-t-il pas ? Tout le monde va pourtant dans la même direction. Après tout, il suffirait d'y aller tous un peu plus vite, non ? Klaxonnez ! Klaxonnez encore ! Si ça se trouve, tout est bloqué parce qu'un type tout devant s'est un peu endormi et n'avance pas. En klaxonnant vous faites passer le message vers l'avant, les autres conducteurs vont courtoisement relayer votre coup de klaxon et lorsque celui tout au début l'entendra, il sursautera en se réveillant et dira probablement : "oups, je me suis endormi. Je m'excuse, merci d'avoir klaxonné pour me réveiller, c'était nécessaire.". Il repartira ensuite et il n'y aura plus d'embouteillages. C'est cool non ? Un coup de klaxon et tout le monde est heureux.
Enfin, je crois. J'ai jamais vraiment testé mais comme j'entend plein de klaxons dans les embouteillages et les files, je me dis que ça doit être ça. Chouette non ?
Merci docteur Klaxon ! Dans le prochain épisode, je vous expliquerai pourquoi la fréquence en coup de klaxon par minute d'un conducteur est directement anti-proportionelle à la latitude à laquelle il a appris à conduire. À la semaine prochaine et klaxonnez bien les copains.
par Ploum, le 17 mars 2008 à 00h06